Chronologie de la création de l’Etat d’Israël et de l'emiettement de la Palestine

Cette chronologie est sans prétention, et sert plus d’annexe aux autres récits que j’ai écrit à la suite de mon voyage en Palestine pendant une semaine fin juillet 2008.

Je me suis inspiré de deux livres essentiellement, ainsi que de quelques articles sur Wikipédia pour complément d’informations :

-        « Palestine, Histoire d’un Etat introuvable » de R. Khalidi (éd. Actes Sud)

-        « Palestine & Palestiniens » du Groupe de Tourisme Alternatif

 

Principaux épisodes :

Cette page (plus bas) :
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Première guerre Mondiale : faux espoirs d’une indépendance

-        Entre deux guerres : mandat britannique. Développement du sionisme comme idéologie politique


De 1948 a 1967 : une deuxieme page
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La Nakba (guerre de 1948) : Création de l’Etat d’Israël. Première vague de réfugiés palestiniens et d’immigrants juifs.

-        Entre deux tragédies, de 1950 à 1967 : Politique de frayeur israélienne pour empêcher le retour des réfugiés. Début de la résistance palestinienne.


De 1967 a 1008 : une troisieme page
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La guerre de 6 jours : Seconde tragédie et seconde vague de réfugiés…

-        De 1967 à l’Intifada : Les pays occidentaux et Israël font tout pour limiter les mouvements de résistance nationale, et les tentatives d’unité du monde Arabe.

-        1ère Intifada : 1987-1991, suivie d’une succession de plan de paix et d’une répression accrue sur la Palestine

-        2ème Intifada : 2000, puis construction de la « barrière de sécurité »…

-        Election du Hamas en 2006

 

 

Première guerre Mondiale.

Premiers faux espoirs d’une indépendance… et début de la spécificité de la Palestine par rapport aux autres pays arabes.

 

1ère GM

Un serment d’indépendance est fait aux anciennes provinces arabes de l’empire ottoman, dont la Palestine. En particulier, les mandats de catégorie A sont des régions ayant atteint un niveau de développement tel qu’elles sont déjà des « Etats provisoirement indépendants ». La Palestine faisait partie des Etats les plus développés (en particulier pour l’éducation) de la région à cette époque.

Cette indépendance sera définitive en 1932 (Irak), 1943 (Lybie et Syrie), 1946 (Transjordanie) et 1948 (Israël). La Palestine n’est toujours pas indépendante…

 

 

Note confidentielle du ministre des affaires étrangères, M. Balfour :

« Le sionisme, qu’il soit bon ou mauvais, s’enracine dans des traditions immémoriales, dans des nécessités du moment, dans des espoirs futurs bien plus important que les désirs et les préjugés de 700.000 arabes qui habitent à présent cette terre historique. »

 

 

Entre deux guerres 

 Le mandat britannique et le foyer national juif. Développement du sionisme comme idéologie politique (le people juif est conçu comme une entité nationale).

 

1922

La SDN promet l’autodétermination et instauration d’un foyer national juif pour le peuple juif.

La minorité juive (10%) n’est pas sioniste, mais la GB a des intérêts dans le contrôle de cette région, et a des amitiés avec le mouvement sioniste à l’étranger.

La GB crée un mandat pour la Palestine qui reprend les termes de la déclaration Balfour. Elle ne mentionne pas le peuple palestinien ni leur future auto-détermination. Il n’est fait mention que de « collectivités non juives » sans droits politiques. Par contre obligation est faite à la GB de soutenir la minorité juive (10 %)  en vue de la création d’un foyer national pour le peuple juif, des institutions nationales  et un soutien à l’immigration juive.

Les Palestiniens ne pourront obtenir des institutions représentatives aux yeux des Britanniques que si ils acceptent ce mandat, c’est-à-dire la prépondérance d’une minorité et l’inexistence du peuple palestinien…

1936-1939

 

Révolte des Arabes palestiniens contre la domination coloniale britannique.

Le mandat britannique encourage fortement l’émergence d’institutions « islamiques » prétendument « traditionnelles », mais en réalité de création récente. Ils empêchent la création d’institutions représentatives. Le but est de diviser la classe dirigeante traditionnelle, de faire contrepoids au mouvement national palestinien.

 

 

Le livre blanc de 1939 essaye d’apaiser les tensions à la veille de la 2nde GM en promettant l’indépendance de la Palestine dans 10 ans, sous condition d’assentiment de la minorité juive… Le Changement rapide après la 2nde GM correspond donc à une volonté politique sans relation avec l’Holocauste :

 

Lors d’une réunion du cabinet britannique le 23/2/1939, Malcom Mc Donald (Ministre britannique des colonies) et ses collègues confirment qu’ils veulent faire en sorte qu’il n’y ait ni institution représentatives palestiniennes ni autodétermination tout en donnant l’impression d’accorder l’indépendance à la Palestine. (Histoire d’un Etat Introuvable, p.25)

 

Le Livre Blanc reconnaît qu’il n’y a pas moyen de supprimer la majorité arabe en vue de faciliter le développement d’un « foyer national juif ». L’idée est alors de favoriser l’immigration juive jusqu’à ce qu’elle devienne une majorité. A ce moment-là, des structures démocratiques palestiniennes pourront être mises en place (d’où les 10 ans…)